J'aurais voulu, passer mes bras autour de ton cou, et te cracher tes erreurs en pleine figure, ou bien peut être, attraper ta main, et te murmurer, au creux de l'oreille, à quel point tu avais marqué ma vie. Mais, je suis restée bloquée dans mon silence, à planter mes yeux au fond des tiens. Je me suis dit, qu'après tout, nous avions encore un point commun, nous étions dans la même situation. Nous cherchions à nous cacher mutuellement, que nous étions au bord du gouffre. Tu riais, et tu riais encore. Tu semblais faux. Je te connaissais trop, pour ne pas voir, le mur que tu essayais de construire, pour cacher ta douleur. Encore une fois, ce fut moi la plus faible. Les yeux embrumés, j'avais détourné le regard. Tu avais cessé de rire, à présent. D'une voix à peine audible, tu murmurais, de plus en plus fort, que je ne devais pas pleurer, que je ne devais pas me détruire. Mes yeux se noyèrent sous le poids de tes mots. J'avais bouffé le bitume encore une fois, les genoux au sol, le c½ur en bouillie. Ce combat , qu'on avais mené ensemble , on le menait seul à présent. Moi pour toi. Toi pour elle. Nos chemins se séparaient distingtement, à présent. Le peut d'espoir que j'avais conservé, avais disparu. Je suis partie, sans un mot. T'as seulement dit , Au Revoir . Et je n'y ai pas répondu. Je ne voulais ni adieu, ni au revoir. Je voulais seulement rester, mais je n'en avais plus la force. J'ai marché , longtemps. Je me suis assise sous un arrêt de bus, et j'ai jetté ta photo dans le caniveau. Ca n'arrangeait rien, bien sur, mais ça m'a soulagée. Et puis, malgré tout, je savais, que si je devais tomber, pour que tu te relèves, je tomberais encore une fois.